50 nuances de green à Hokitika

Après avoir passé une semaine à Arthur’s Pass, me voilà levant le pouce devant le seul shop du coin. 5 min après, un homme qui me rappelle vaguement quelqu’un, me dit qu’il va faire quelques photos sur la Côte Ouest. Je monte. Mon conducteur aux cheveux blonds me parle alors de son père. Il me dit qu’il a écrit un livre sur sa vie en Russie avant de quitter ce monde. Le temps file, les mots s’échangent autour de l’Europe et du voyage. Il me dépose à Hokitika, je lui propose un café, il y rajoutera un éclair au chocolat.

Il pleut. Bienvenue sur la Côte Ouest me dis-je. Après un petit tour à la bibliothèque pour naviguer quelques heures sur Internet, J. vient me chercher. C’est la première fois que je vais faire du couchsurfing chez des gens plus agés. J. s’occupe d’une dairy farm. Se levant à 5h du mat elle passe la plupart de ses journées en compagnie de ses vaches. Le mari lui, va prendre un café en ville le matin, avant de ne retourner sculpter ses pierres de jade.

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Je passe mes journées à m’occuper de l’extension de mon visa, à squatter la bibilothèque, à observer de loin les pêcheurs de whitebait et à arpenter la plage dans l’espoir de trouver cette pierre verte dont on parle tellement.
B. me dit que c’est la pierre qui doit te trouver et non l’inverse. IMG_5702Il me présente alors à Steve, « carveur » qui a sa propre boutique un peu excentrée à quelques pas du musée. Après être rentrée dans tous les magasins d’Hokitika, à admirer les pendentifs en jade, je finis par me décider à faire le mien.IMG_5704Le lendemain, je présente mon dessin à S., qui m’aura pris quelques soirées. Il m’indique du papier et un cuter, me propose de le reproduire sur la pierre que j’ai choisi puis m’indique le diamant avec lequel je suis censée faire apparaître les contours de mon bijou. Pas très présent, je finis par lui montrer le travail avancé. Il m’aide un peu à le fignoler d’un coup de main assuré. Le résultat est là. Après 5h de concentration, le pendentif en or vert se voit agrémenter d’un lien noir, avant de n’être enfermé dans un joli coffret. Ce bijou ne peut être fait pour soi-même, il se doit d’être offert. Ma mère en héritera quelques semaines plus tard pour Noël.

Saviez-vous que l’on appelait cette pierre de jade, pounamu en maori ? Ce caillou est communément surnommé greenstone en anglais, en référence à ses reflets verts. Mais ce serait comme démystifier cette pierre que de l’associer uniquement à sa couleur naturelle.

Le Pounamu joue un rôle important dans la culture maorie. Cette pierre est considérée comme un « taonga « , un trésor, qui passé d’une génération à l’autre, augmente le « mana « , prestige de la personne qui le porte. Contrairement à la Chine, plus la pierre est foncée, plus elle est considérée comme précieuse en Nouvelle-Zélande. On découvre plusieurs significations aux pendentifs en jade. Je vous ai répertorié les principales :Pounamu significationJ’aime beaucoup la signification du Koru. Il rejoint la symbolique de mon départ en Nouvelle-Zélande.
En attendant de porter le précieux autour de mon cou, mon séjour à Hokitika se termine et c’est vers Fox que ma route se poursuit.

NB. Le jade à un prix. Méfiez-vous des magasins de souvenirs qui vendent souvent des pendentifs aux significations empruntées à la culture maorie, avec cependant une pierre venant de Chine.

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