Copenhague, la douce

La première fois que j’y ai mis les pieds… j’ai accroché. Sa douceur m’a subjugué. Le fait que ce soit si calme, alors que c’était une capitale, m’a laissé sans voix. Si seulement je parlais Danois, j’aurais déménagé sur le champ. Quoique… je ne pouvais pas, j’avais encore sur les talons une tripoté d’adolescents qui comptaient sur moi.
Puis j’y suis revenue, quatre mois après, encore pour travailler. Je me suis alors dit qu’il serait peut-être temps d’y partir un week-end seule pour enfin m’y poser, prendre mon temps et y admirer les passants.
Et oui, quand on est animatrice de colonies, on n’est malheureusement pas en vacances. Mais j’en ai quand même un peu profité et vous ai rapporté pour l’occasion quelques clichés..

Le temps d’une promenade en bateau

Rdv à Nyhavn pour embarquer le temps d’une heure sur un bateau qui vous mènera des façades colorés de Copenhague à la Petite Sirène. L’Opéra ou encore le Diamant Noir se laisseront photographier lors de cette traversée commentée en anglais.

La Petite Sirène de CopenhagueD’ailleurs, vous avez sans doute tous vu La Petite Sirène, ce classique de Disney. Mais connaissez-vous l’histoire originale, ce conte écrit par Hans Christian Andersen, romancier danois également à l’origine du Vilain Petit Canard ? Je vous invite à le lire car la fin en est bien triste. La petite sirène ne se marie pas au prince, comme veut bien nous le raconter le dessin animé…
C’est cette mélancolie que l’on retrouve dans le regard de cette petite statue de bronze, érigé en août 1913, aujourd’hui symbole de la ville. Mais comme son histoire ne s’arrête pas là, elle fut vandalisée à maintes reprises et on n’en découvre aujourd’hui que sa copie. Principale attraction touristique de Copenhague, le tête à tête avec La Petite Sirène devient difficile. Mais on finit tout de même par s’y attacher.

Les musées

La capitale regorge de musées. On y découvre le Nationalmuseet consacré à l’histoire du Danemark. Collections vikings, objets traversants les âges et les origines se regroupent au cœur de ce joli musée gratuit. Pour les grands enfants, un étage est même réservé aux jouets et maisons de poupées. A voir absolument !

Les Danois sont réputés pour avoir un goût inconditionnel pour le design. Un musée lui est d’ailleurs dédié à Copenhague: le Dansk Design Center. Ce n’est pas un grand musée, mais une petite balade à contempler les chaises et autres meubles ajustés, mérite un détour. Pour les curieux, je vous conseille de vous immiscer dans les petites boutiques design que l’on trouve un peu partout dans la ville. On les repère grâce aux prix élevés des objets, mais elles ont le mérite de nous plonger au cœur du design danois.

Côté art, c’est au Statens Museum For Kunst qu’il faut se rendre. Art moderne et peintures glissant du Moyen-Âge à la Renaissance s’y côtoient. Une découverte d’une après-midi suffit.
Enfin, la Glyptothèque consacrée à la pierre et à la sculpture, offre un bon panorama d’antiquités et témoigne à travers certains chef-d’œuvres de l’âge d’or danois.

Autres incontournables

Le Château de Rosenborg se trouve à l’extrémité de la ville. Ce Palais Renaissance garde précieusement aujourd’hui le mobilier royal et les joyaux de la couronne, que l’on trouve au sous-sol. A programmer sur une journée ensoleillée, afin de profiter de son parc.

La place Amalienborg, quant à elle, offre une vue à 360° sur les quatre palais, datant du XVIIIème siècle, faisant office de demeure royale. Le drapeau rouge et blanc signale la présence de la reine sur le toit du Danneborg. Tous les midis, la relève de la garde attire les touristes et curieux bercés par ce pas régulier.

Mon coup de cœur est, cependant, attribué à Rundetarn, cette tour ronde qui serait apparemment le plus vieux observatoire d’Europe, encore en fonctionnement. Ce ne sont pas des escaliers que l’on grimpe pour accéder à une vue imprenable sur Copenhague. C’est une rampe de pavés qui nous accueille, alors érigée par le roi Christian IV en 1642.

Christiania

Je n’avais jamais entendu parler de Christiania avant de mettre les pieds à Copenhague. Et pourtant ! Les fumeurs de produits encore interdits en France en auront surement eu échos, vu que la ventre libre de Cannabis se fait encore aujourd’hui. Mais au delà de ses attraits touristiques, vu que ce village alternatif fait aujourd’hui parti des incontournables de la ville, c’est bien une histoire de résistance qui se dévoile difficilement. Lorsqu’on y pénètre, un sentiment de liberté nous pénètre. On retourne 37 ans en arrière lorsqu’un groupe d’hippies et autres squatteurs ont pris possession des lieux pour y créer une ville libre, autogérée. Bien sûr, il y a eu des déboires et les politiques s’en sont mêlés. Aujourd’hui, une population hétéroclite y cohabite. On y découvre un skate-park dans un vieil hangar, de petites boutiques où on aurait presque envie de tout acheter, des ateliers d’artisans ou de jolis cafés dont on mangerait bien un space cake végétarien. Je ressors de cette zone « hors Europe » (comme un panneau nous le signale) où les photos sont interdites, avec plein de désillusions. J’y ai croisé plus de touristes que d’habitants. Il semblerait que, sur un doux parfum de marijuana, l’utopie d’antan partagée par les pionniers de la contre-culture, se soit perdue entre deux murs ornés de beaux graffitis ou à travers une porte laissée entre-ouverte.

Copenhague, havre urbain de paix

Culturelle, distinguée, paisible, conviviale…  Copenhague pourrait se décliner encore et encore, tant il y aurait de choses à décrire. Mais au final, ce ne sont pas les fameux incontournables dont je viens de vous parler, mais bien cette ambiance si particulière qui se dégage de la capitale danoise, que je retiens. Profitez d’une balade à vélo, déambulez dans ses ruelles pastels et colorées, dégustez un Smorrebrod ou prenez une Calsberg sur le bord des canaux pour vous imprégnez au maximum des saveurs de Copenhague. Ce ne sont que les lumières de Tivoli (dont on doit s’acquitter du droit d’entrée, en plus du prix des attractions pour en profiter), qui sur le chemin du retour vers l’auberge, finiront par vous faire émerger de cet état de plénitude.

Jardins de Tivoli

2 Comments on “Copenhague, la douce

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