Helsinki, l’atypique

Capitale finlandaise, Helsinki se distingue aisément de ses voisines. Je n’ai pas retrouvé dans son atmosphère des brins d’Oslo, Stockholm ou Copenhague. Elle a quelque chose d’atypique qui marque, sans pour autant savoir pourquoi. Je vous invite à essayer de l’apprivoiser.

C’est un tour express de son centre historique qui me fait débuter sa visite. Au cœur de la place du Sénat, se dresse impunément la Cathédrale d’une blancheur étonnante. Sur ses marches, les finlandais et autres touristes y ont élus domicile le temps d’une pause lecture. Un peu plus loin, c’est la cathédrale Uspenski qui offre un sentiment de contraste. Dessinée par l’architecte russe Alekseï M. Gornostaïev, elle serait la plus grande église orthodoxe d’Europe occidentale. Mais il est déjà temps de rentrer, je n’aurais pas eu l’occasion de goûter aux saveurs de la place du marché.

Le lendemain, du stade olympique où se trouve l’auberge, je me dirige vers deux autres incontournables, dans le quartier de Taka-Töölö: le Monument Sibelius qui émet des sons, parait-il, en fonction du vent et l’Église de Temppeliaukio qui creusée dans la roche, est assez impressionnante.

Mais ce que je préfère dans mes city-break, c’est aller au delà de ces « top 5 de la ville » qui me déçoivent généralement. L’après-midi devant moi, je prends donc une carte empruntée à l’auberge de jeunesse, pour faire le tour d’Helsinki à pied, au gré de mes humeurs. J’y découvre un petit coin de paradis, à l’opposé de l’Opéra National de Finlande, près des lignes de chemin de fer offrant sans doute de belles escapades. J’ai nommé: la zone pavillonnaire de Linnunlaulu. Des maisons de bois traditionnelles couleurs pastels se cachent au creux de la verdure pour nous émerveiller un instant. On est loin du Kiasma, le musée d’Art Contemporain d’Helsinki ou autre Kemppi, centre commercial, qui font la fierté de la ville. Ici c’est un sentiment de nature et d’héritage qui nous oblige à prendre le temps, à se poser un instant en terrasse pour prolonger la douceur de vivre du quartier. J’opte pour un thé glacé maison au Blue Villa Café (ouvert seulement l’été), qui offre une vue délicieuse sur le lac Töölönlahti.

Tant pis pour la forteresse de Suomenlinna, classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO ou pour mon excursion gentiment rêver à Poorvo, dont les guides m’avaient tant vanté ses mérites. Le coin est tellement paisible que je décide d’y passer la fin d’après-midi. Avant que le soleil ne se couche, je sors de mon état de béatitude pour aller humer l’air près des lacs, et redescend ensuite vers le centre aux doux sons des festivals.

Port d'Helsinki

Les nuits encore chaudes de l’été me donnent l’occasion de rentrer tranquillement à l’auberge. Demain, il faudra refaire sa valise pour prendre le train avec une vingtaine d’ados pour Saint-Pétersbourg. Mais en attendant d’achever mes trois semaines d’animation, je me glisse dans un bar en compagnie de locaux, qui se retrouvent dans la pénombre pour profiter d’un étrange spectacle. Je ne comprends rien à la langue, mais profite de ce moment pour écouter le délicieux et curieux accent. Bienvenue en Finlande !

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