Oslo, la discrète

À première vue, Oslo est discrète.
À première vue ce n’est pas la capitale « coup de cœur » à laquelle j’aurais envie de confier mes pas plus de quelques jours. A première vue, ce n’est pas celle qui me fera couler beaucoup d’encre, pas celle que j’aurais envie de déshabiller avec mon appareil photo… À première vue, c’est celle qui me frustre car les fjords norvégiens ne sont pas si loin.
Mais finalement, Oslo me ressemble peut-être un peu.
Banale à première vue mais souriante à qui s’y attarde, dynamique à qui le veut et pleine de belles surprises à ceux qui auront pris le temps de la découvrir. Oslo est bien la capitale de la Norvège, mais pas que.
Je vous invite à me suivre le temps d’une journée.

C’est au bord de la rivière Akerselva que je l’aborde, en partant du nord. Je me laisse guider au fil de mes envies et des flots. Je trouve que c’est souvent dans les coins de verdure que l’on connaît le mieux une ville. Cela peut vous paraître paradoxal, mais c’est bien entre deux herbes que les locaux se détendent et qu’on peut les observer de plus prêt. Je ne vous parle pas de zoo bien sûr, mais n’est-ce pas dans nos parcs que l’on prend le temps d’être soi, loin du brouhaha et du stress souvent imputés aux villes ?

Je dois l’avouer, ce jour là il n’y avait pas grand monde… Surement car c’était en août dernier, en pleines vacances.
Mais lorsque j’ai pris la photo de la mère et son fils devant un jardin d’enfant, une petite fille est venue me parler. Ne pratiquant malheureusement pas le norvégien, je n’ai pas compris ce qu’elle me disait. Elle devait se demander pourquoi je pointais mon appareil photo vers le mur de son école. Un sourire a suffit à faire comprendre à la dame qui s’en est approchée, que j’admirais seulement l’œuvre qui se tenait devant nous. Cela me conforte dans l’idée qu’Oslo est discrète mais point timide.

Le côté artiste me vient aussi à l’esprit. Le street art n’est jamais très loin et je découvre avec délice la rue Brenneriveien. Une ruelle et son immense chandelier me font de l’œil et je finis par retomber au bord de la rivière. Ce qui ressemble à un café alternatif se dévoile alors. Blå fait office de bar, salle de concert et night club. Une adresse à tester ! Mais trêve de cocktails, j’ai faim et il est temps de reprendre ma balade vers le sud.

Je passe alors devant le DogA (Norwegian Centre for Design and Architecture) où je fais un tour rapide de l’expo gratuite du moment. Puis je m’éloigne légèrement d’Akerselva pour un sandwich aux crevettes dans un charmant café tout de bois vêtu. C’est délicieux mais excessivement cher. Bienvenue en Norvège !

Parlement d'Oslo

Le temps est changeant. J’accélère un peu la cadence et finit par arriver au bout de la rivière. Je pars arborer la rue Grønland dans le quartier au même nom. C’est un visage multiculturel qui se dessine et les étals donnent des envies de fruits. Il paraît qu’on y retrouve les prix les moins chers d’Oslo. Mais vite… Les gouttes commencent à tomber et c’est au cœur de la gare centrale que je cours me réfugier. Je vois que je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée… c’est le déluge dehors, mes tongs en frémissent. Je décide alors de retrouver la rue Karl Johans, principale rue commerciale de la ville qui débouche sur le Parlement (photo), pour réchauffer mes pieds et acheter quelques cartes postales.

Le temps s’est calmé et je choisis donc de grimper sur le toit du nouveau symbole de la ville: l’opéra.

L'Opéra d'Oslo

Longeant l’eau encore une fois, je décide d’aller jusqu’à Aker Brygge, en passant par la Forteresse Arkershus et le port.

Ce dernier m’offrira une pause musicale et ensoleillée, avec vue sur le Fjord d’Oslo, idéale pour l’écriture de mes cartes, tandis qu’Akker Brygge me fera saliver avec ses restaurants et ses cartes. Le prix n’aidant pas, je trouve un petit supermarché, opte pour du pain local et du saumon fumé avant de m’installer sur les berges. Journée parfaite !

4 Comments on “Oslo, la discrète

  1. En effet, 2 visions différentes de la même ville, mais c’est aussi cela qui est intéressant, de voir comment chacun appréhende une même ville. A bientôt, Léon.

    • Ce n’est pas le premier élément qui me viendrait à l’esprit. Oslo est pour moi une capitale assez contrastée ce qui lui donne, je trouve, son charme. Il est intéressant de voir que notre vision d’un lieu diffère selon notre expérience. Merci pour votre passage et partage Jean-Michel.

  2. Pingback: Helsinki, l’atypique | Mondalu

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