Toulouse, la vi(ll)e en rose

A l’accent chantant du sud-ouest, aux couleurs de briques et senteurs de violettes se dessinent au cœur des chansons de Claude Nougaro, une ville dynamique et fière, j’ai nommé:

Têtue mais accueillante comme ses habitants
Ovale comme son rugby
Unique offrant une qualité de vie incontestable
Libre de s’évader vers la mer ou la montagne
Occitane de par son histoire
Universitaire et estudiantine
Sociale comme en dénotent ses soirées festives
Elégante mais aussi pointue de par ses instituts

                                    Attachée à ma ville natale, c’est avec fierté que j’en assure la promotion à chaque voyage. J’y dévoile alors ses traits de caractères, son essence… mais suis malheureusement loin de la connaître par cœur. Et quand une amie me demande ce qu’il y a faire dans la ville, c’est à croire si j’y ai déjà vécu. Néanmoins,Toulouse n’est pas sauvage. C’est une destination pleine de charme qui ne manquera pas de vous séduire. Je vous livre quelques pistes pour mieux l’amadouer…                                                                 Canal du Midi                   

                          Jardin Japonais

    Musée des Augustins

                    Basilique Saint-Sernin  

                                                           +  Balade piétonne de Place des Carmes au Capitole. Pause café place Saint-Georges. Déambulation à travers les ruelles teintées de rose. Musée des Abattoirs. Jardin des Plantes. Match de rugby. Pique-nique sur les quais de la Daurade ou à la Prairie des Filtres. Journée sportive à pied, vélo ou roller sur les bords du Canal.

Strasbourg et la Route des Vins

Les vacances de la Toussaint approchent, l’occasion pour moi de vous embarquer dans un week-end… à consommer avec modération ! Les vendanges s’achèvent… c’est donc un parcours initiatique vinicole que je vous propose.
Au programme Strasbourg et ses alentours, le temps d’un week-end.

Vendredi
Arrivés en début d’après-midi à la gare de Strasbourg, c’est avec curiosité et intuition que nous nous faufilons au travers des ruelles. Quais des Bateliers, Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, Petite France, centre historique classé au Patrimoine Mondial de l’humanité par l’UNESCO… C’est, je pense, en s’y perdant que l’on « s’imbibe » le mieux de l’atmosphère de cette ville aux maisons à pans de bois. Colombages par ci, colombages par là, nous finissons notre journée aux « Brasseurs « , un coin pas cher où Tartes Flambées et bières locales sont au programme.

Samedi
De Strasbourg, nous prenons la route pour Colmar via la nationale, afin de profiter des paysages du Piémont Vosgien. C’est ici que l’on peut rejoindre la Route des Vins d’Alsace*. Pionnière en la matière, celle-ci arpente les petites routes, où se dessinent au détour d’un virage, les vignobles orchestrés par la main de l’homme. Plusieurs itinéraires sont possibles sur ses 170kms. Peu préparés pour l’expédition, nous choisissons de suivre les panneaux marron ornés d’une grappe, qui nous guident tout au long de notre parcours. Les petits villages à l’allure typique me font de l’œil à chaque fois que nous les traversons. Malheureusement, n’étant que la copilote, il me sera impossible de m’arrêter à chaque coup de cœur (néanmoins, le chemin m’inspire de futures balades en vélos avec quelques dégustations plausibles). En début d’après-midi sur les conseils d’un ami, nous optons pour un arrêt au Château du Haut-Koenigsbourg. Visite agréable qui nous offrira un joli aperçu sur la vallée ! Retour dans la voiture, c’est avec regret que nous rebroussons chemin vers le chef-lieu alsacien.

Dimanche
Nous délaissons les vignes pour une journée à sensations fortes. Direction Europa-Park pour se remettre les idées en place. A quelques kms de Strasbourg, ce parc allemand offre une halte loisirs qui se décline en une large palette d’attractions. Moins féérique que Disneyland Paris, nous nous cantonnerons aux manèges « high level », avant de rentrer à Strasbourg faire nos sacs. Fatigués, nous n’irons pas jusqu’au Parc de l’Orangerie à côté du Parlement Européen, qui paraît-il est bien sympathique pour une pause détente.


Il ne me restera donc plus qu’à y retourner.

*Depuis 1953, date à laquelle fut inaugurée la 1ère Route des Vins en Alsace, la France en a vu fleurir quelques unes, parsemant la Bourgogne, le Bordelais, la Champagne… de quoi inspirer peut-être vos futures vacances.

TCQ – Le coup de fouet de la rentrée !

Bazinga !! J’ai décidé de vous offrir en cette rentrée 2012 un nouveau genre d’articles: les TCQ !


Lorsque l’on voyage, les préjugés et stéréotypes ne permettent pas forcément d’aller au bout de chaque aventure. Ils bloquent le borné à sa première idée et ne lui permettent pas un échange ouvert et impartial. C’est que les idées reçues ont un caractère bien trempé ! Pour essuyer quelques gouttes, voire briller en société, je vous concocte très prochainement mon premier TCQ… une petite série dédiée à « Tout Ce Que l’on de vous dit pas sur » [BIP].

Vous l’aurez compris, en ce retour de vacances, quelques facettes inespérées de la réalité vont vous être dévoilées.
Mais pour ce faire, je compte sur vous pour user de votre second degré !

TCQ ? Un condensé d’humour et de vérité !

Rentrée et nouveautés !

Dans les rues de Paris, sous un soleil au beau fixe les gens avancent péniblement. Les bottes et chaussures fermées sont de retour et pourtant la semaine dernière beaucoup d’entre vous étaient encore en vacances. Peut-être une façon de tourner la page sur nos bonnes vieilles tongs et sandales colorées qui soulignent avec joie les vacances d’été.

Souriez ce n’est que la rentrée ! Souvent le début de nouveaux projets, bonnes résolutions, nouveaux boulots, nouvelles rencontres, nouveaux collègues, nouvelle ville et nouveaux voyages !
Bref, pas de quoi en faire tout un plat.

Pour prolonger encore de quelques jours vos vacances, ce mois-ci je vous emmènerais au cœur de ma ville natale, Toulouse qui de ses briques roses et son odeur de violette, réchauffera surement votre coup de blues « post-summer ». Puis ce sera la saison des vendanges, où une virée à Strasbourg vous attendra.

En attendant, n’hésitez pas à me donner des suggestions d’articles, des idées week-ends prolongés et vacances, et surtout partagez avec nous vos meilleurs souvenirs de l’été !

Sur ce, je vous souhaite une bonne rentrée  !

Aventure Sicilienne

La Sicile est une île italienne de caractère qui accueille en son sein l’Etna. Ce sont trois semaines de travail qui m’ont amenées à découvrir cette région gorgée de soleil, Granite et rencontres locales.

Mafia
Pour mettre les points sur les I de la Sicile, la Mafia ne résume pas cette île. Lorsque j’annonçais mon départ pour cette région à l’accent chantant, la plupart d’entre vous me suggérait avec un grand sourire de me méfier sur place. Ah les stéréotypes ont la peau dure, tout comme moi ! Aucun trou à l’horizon, mais bel et bien des souvenirs plein la tête. La mafia reste présente sur l’île. On pourra remarquer que le port du casque en scooter n’est pas forcément obligatoire. D’après un sicilien rencontré sur place, il est parfois dur pour eux de s’y retrouver entre les règles du gouvernement et celle de la mafia. Mais en aucun cas le touriste en ressentira sa présence. Le voyageur saura apprécier ce que l’île lui offre sans grande inquiétude à ce niveau là.

Sieste et rencontres
L’incontournable de votre séjour en Sicile sera néanmoins la sieste. Culturelle ou tout simplement nécessaire, le voyageur ne peut y échapper ! De 14h à 17h les magasins sont en tout cas bien fermés (sauf dans les lieux où le tourisme est plus présent). La chaleur régnant seule sur les ruelles pavées, les Siciliens profitent de ce moment de répit pour se reposer. Même les chats restent cachés… Les gens que vous pourriez croisés seront surement des touristes venus déroger à la règle.

Mais pas d’inquiétude, vers 18h les villages et villes se réaniment. Un souffle nouveau se répand dans la rue où les Siciliens se retrouvent pour papoter. N’hésitez pas à leur adresser un sourire, un « Buona Sera », ils vous le rendront forcément. Vous êtes perdus ? Avez une question qui vous taraude ? Simplement curieux ? Alors osez un pas vers les mamies ou papis accoudés à leur fenêtre, que vous baragouiniez l’italien ou non, un effort de votre côté et se sera un échange plein de vitalité qui pourrait bien s’installer. Quelques paroles échangeaient de Linguaglossa à Catania, en passant par Randazzo et l’on retrouve tout le caractère d’une île bien italienne qui offre du baume au cœur.

Randonnées
Pour en découvrir toutes ses facettes, les balades au cœur de l’île donnent un contact privilégié avec la nature et des paysages bien typiques. Sous l’œil averti de l’Etna, on découvre des champs de vignes et oliviers, des forêts de pins noirs entre deux coulées de lave. Volcanologues amateurs ou simples randonneurs, les flans de l’Etna délivrent des découvertes d’exceptions. Optez pour une grimpette à Piano Provenzana où la dernière coulée de lave date de 2002. C’est pas à pas que le plus haut volcan d’Europe se laisse percevoir. Le « Mongibello » (la montagne des montagnes) reste l’un des volcans les plus actifs au monde et se gardera bien de tout vous dévoiler. L’hiver, il revêt son manteau enneigé dont l’on peut encore en discerner les traces en Juillet.

Les îles éoliennes
Sur les traces du dieu Éole, le bateau s’amarre à l’une des 7 îles. Lipari nous accueille en premier, tandis que le tourisme omniprésent se ressent. L’atmosphère n’est plus ce qu’elle était sur les flancs de l’ Etna Nord. Ici on entend souvent parler français et les Siciliens se sont transformés en marchands. Mais Lipari est à découvrir. Sa capitale au même nom laisse entrevoir sa citadelle pleine d’histoire. Une mini-croisière en bateau plus tard, ce sont des baignades dans les criques et des vues exceptionnelles sur Vulcano et Stromboli qui s’offrent à nous. La découverte de Panarea se parsème d’habitations blanches agrémentées de Bougainvilliers saisissants, pour peu que l’on prenne la peine de se perdre hors des allées touristiques.

Au cœur de la mer Tyrrhénienne, on retrouve Stromboli et son volcan effusif. Du bateau, lorsque le temps le permet, on peut apercevoir des projections incandescentes le long de la Sciarra del fuoco, un tobbogan naturel sur la face nord-ouest de l’île. Une randonnée est également possible de nuit au sommet.

De l’autre côté de Lipari, c’est Vulcano qui nous accueille pour nos derniers jours en terre italienne. Nature, volcan et plage de sable noir se partagent l’activité touristique du lieu. Une randonnée au sommet du volcan est possible. Le mieux est de partir en fin de journée pour éviter la chaleur de l’après-midi, respecter l’heure de la sieste et profiter d’un coucher de soleil étonnant avec une vue sur les iles éoliennes. Au sommet, on découvre les fumerolles intrigantes du volcan, que l’on peut traverser avec un guide qualifié si les conditions le permettent.

Les bains de boues de Vulcano sont également à ne pas manquer. Se glisser doucement dans les eaux sulfureuses à l’odeur de soufre, se tartiner de boue et se laisser croûter 15 min au soleil avant de se rincer. Quelques mètres plus tard et c’est dans l’eau salée de la mer que l’on tente en vain de s’enlever l’odeur que l’on vient d’adopter pour 4 à 5 jours. J’en ressens encore les effluves aujourd’hui (4 jours après). Odeur de soufre (oeuf pourri pour vous donner une idée) et peau douce et réconfortée, à vous de choisir !

Gastronomie
Il ne faut pas oublier que la Sicile, malgré son côté insulaire, reste une région italienne. Malgré ses particularités, on retrouve tout le caractère de l’Italie, que ce soit à travers sa langue officielle, sa façon de conduire (quoique plus sereine en Sicile avec ses klaxons à usage multiple) ou ses spécialités culinaires. Pâtes et pizzas sont servis de manière récurrente, tandis que les Arranchini ou Granite narguent leur confrère d’être propres à l’île. La pistache reste tout de même médaille d’or en cette période de J.O. Elle en impose en mode glace à Linguaglossa au pied de l’Etna, tandis que sa crème se tartine sur un morceau de pain. Les amandes se laissent dorer au soleil et se déclinent en pâtes à tartiner ou granite (un délice !). Enfin sur les îles éoliennes, les câpres sont élues spécialités locales. Mais rien ne vaut les Fruta Verdura, poissonniers, boucheries et boulangeries locales pour se préparer un bon p’tit repas pleins de saveurs siciliennes.
Ce fût donc un mois de Juillet riche en découvertes sportives, culturelles et ensoleillées, qui pourrait bien être renouvelé cette fois-ci à la conquête des vestiges d’un passé romain assez marqué.

L’aventure sicilienne vous tente ?
Allez donc jeter un coup d’œil sur www.libertalia.com.