En route pour l’Oodnadatta Track

Quand Marion m’a parlé pour la première fois de l’Oonadatta track, j’ai tout de suite été emballée par son côté « désert » et « outback ».

Ces 617km de route non goudronnée suivent une ancienne route commerciale aborigène. C’est aussi la voie originale du train mythique, le Ghan, qui suivait la ligne télégraphique trans-australienne.

Après un passage rapide à Woomera, lieu assez sordide, né d’un projet de lancement de fusée/missile entre la Grande-Bretagne et l’Australie, c’est de Roxby Downs que nous partons à la conquête de l’Oonadatta Track.

Les panneaux nous assurent que les routes sont accessibles, mais nous partons peu confiantes sur notre avancée avec un véhicule ordinaire. Il est souvent recommandé sur les guides touristiques, d’emprunter le track avec un 4×4.

Les premiers kms se passent en douceur et nous faisons un détour vers Marla, pour voir ces sculptures étranges au milieu de l’Outback. Quelques Cacatoès Rosalbin semblent y avoir élu domicile.

Puis nous rebroussons chemin pour poursuivre notre route vers le Lake Eyre South, le plus grand lac salé d’Océanie. Avec ses treize mètres au dessous du niveau de la mer, il fait partie du grand bassin artésien, qui s’étend sur une large zone du pays. Généralement à sec, nous avons eu la chance d’apercevoir une pellicule d’eau lors de notre passage. Des excursions en avion sont organisées. Si vous avez le budget, vous aurez de plus grande chance de l’admirer vu du ciel.

Après avoir passé un moment zen sur les rebords du lac, c’est à Coward Springs que nous nous arrêtons. Un camping se dévoile alors au milieu de nulle part, protégeant un petit spa (droit d’entrée 2$) ainsi qu’un charmant musée. Un véritable Oasis se dessine devant nous et on apprécie amplement la pause.

Pour la petite histoire
Un puits de forage fut creusé à cet endroit en 1887 en prévision de la ligne ferroviaire du Ghan. Hors, dans les années 1920, une crue vint s’abattre sur les plaines alentours et les eaux salés du Grand Bassin Artésien ont rapidement corrodé ce dernier. Le puits s’est alors vu transformé en une piscine naturelle (les fines bulles venant de l’oxydation du métal), prisée par les locaux et voyageurs de l’époque. Lorsque le puits fut réhabilité, un spa imitant l’ancienne piscine « naturelle » fut créé. On peut donc encore aujourd’hui profiter des eaux revitalisantes du bassin artésien et admirer la faune et la flore riche et variée qui s’étend dans cette zone humide.

D’autres sources se trouvent à proximité, mais nous n’avons pas pu nous y aventurer.

Il est l’heure de reprendre la route vers William Creek, dernière étape de l’Oonadatta Track pour nous. Elle serait la plus petite ville d’Australie. Parsemée d’un hôtel, d’une station essence et d’un camping, les couchers de soleil y sont majestueux et son côté isolé l’a rend totalement authentique.

Le lendemain, nous parcourons les quelques kms qui nous séparent de Coober Peddy, avec un van un peu amoché. L’Oodnadatta aura mérité son détour, les couleurs irréelles de l’Outback à jamais gravé dans ma mémoire.

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