En route pour l’Oodnadatta Track

Quand Marion m’a parlé pour la première fois de l’Oonadatta track, j’ai tout de suite été emballée par son côté « désert » et « outback ».

Ces 617km de route non goudronnée suivent une ancienne route commerciale aborigène. C’est aussi la voie originale du train mythique, le Ghan, qui suivait la ligne télégraphique trans-australienne.

Après un passage rapide à Woomera, lieu assez sordide, né d’un projet de lancement de fusée/missile entre la Grande-Bretagne et l’Australie, c’est de Roxby Downs que nous partons à la conquête de l’Oonadatta Track.

Les panneaux nous assurent que les routes sont accessibles, mais nous partons peu confiantes sur notre avancée avec un véhicule ordinaire. Il est souvent recommandé sur les guides touristiques, d’emprunter le track avec un 4×4.

Les premiers kms se passent en douceur et nous faisons un détour vers Marla, pour voir ces sculptures étranges au milieu de l’Outback. Quelques Cacatoès Rosalbin semblent y avoir élu domicile.

Puis nous rebroussons chemin pour poursuivre notre route vers le Lake Eyre South, le plus grand lac salé d’Océanie. Avec ses treize mètres au dessous du niveau de la mer, il fait partie du grand bassin artésien, qui s’étend sur une large zone du pays. Généralement à sec, nous avons eu la chance d’apercevoir une pellicule d’eau lors de notre passage. Des excursions en avion sont organisées. Si vous avez le budget, vous aurez de plus grande chance de l’admirer vu du ciel.

Après avoir passé un moment zen sur les rebords du lac, c’est à Coward Springs que nous nous arrêtons. Un camping se dévoile alors au milieu de nulle part, protégeant un petit spa (droit d’entrée 2$) ainsi qu’un charmant musée. Un véritable Oasis se dessine devant nous et on apprécie amplement la pause.

Pour la petite histoire
Un puits de forage fut creusé à cet endroit en 1887 en prévision de la ligne ferroviaire du Ghan. Hors, dans les années 1920, une crue vint s’abattre sur les plaines alentours et les eaux salés du Grand Bassin Artésien ont rapidement corrodé ce dernier. Le puits s’est alors vu transformé en une piscine naturelle (les fines bulles venant de l’oxydation du métal), prisée par les locaux et voyageurs de l’époque. Lorsque le puits fut réhabilité, un spa imitant l’ancienne piscine « naturelle » fut créé. On peut donc encore aujourd’hui profiter des eaux revitalisantes du bassin artésien et admirer la faune et la flore riche et variée qui s’étend dans cette zone humide.

D’autres sources se trouvent à proximité, mais nous n’avons pas pu nous y aventurer.

Il est l’heure de reprendre la route vers William Creek, dernière étape de l’Oonadatta Track pour nous. Elle serait la plus petite ville d’Australie. Parsemée d’un hôtel, d’une station essence et d’un camping, les couchers de soleil y sont majestueux et son côté isolé l’a rend totalement authentique.

Le lendemain, nous parcourons les quelques kms qui nous séparent de Coober Peddy, avec un van un peu amoché. L’Oodnadatta aura mérité son détour, les couleurs irréelles de l’Outback à jamais gravé dans ma mémoire.

Flinders Ranges, premiers pas dans le Dreamtime

Après quelques jours au cœur du Mont Remarkable, nous voilà en route pour le Parc National Ikara-Flinders Ranges en Australie-Méridoniale.

Les Flinders sont la chaîne de montagne la plus longue du continent. Avec ses 430 km, elle s’étend de Port Pirie au Lac Callabonna et englobe les deux parcs nationaux cités au-dessus.Flinders RangesLa route nous mène à Wilpena. Il est déjà tard. 5 min avant la fermeture du centre d’information, un gars bredouillant nous apprend que notre pass nous permettant d’accéder aux différents parcs nationaux du Sud de l’Australie, ne nous offre pas la nuit au camping du coin. On file donc vers Acraman Campground pour dormir. Le soleil se cache rapidement, nous laissant emprunter la gravel road dans la pénombre. Notre concentration est à son maximum car il va falloir éviter quelques kangourous suicidaires, qui à la vue de leur ombre, prennent souvent peur et se jettent sous les roues. Après quelques kms dans le noir le plus intense, nous y sommes !

Nord du Parc National

Ikara-Flinders Ranges carteAprès une bonne nuit de sommeil, nous nous engageons sur la randonnée Bunyeroo et Wilcolo Creek qui nous offre une vue sur le Wilpena Pound. Les couleurs sont intenses. Je pourrais passer des heures à regarder ce rouge sang s’imbriquait dans ce vert sapin et cet orange sorti tout droit de la terre. C’est notre première rencontre lointaine avec le St Mary Peak, qui me chuchote plein de belles promesses à l’oreille.

De l’autre côté, la vue se découvre profonde et pastel.IMG_4460L’après-midi, c’est au cœur de la Bunyeroo Gorge que nous nous aventurons, avant de ne continuer vers Aroona Campground plus au nord.IMG_4489La Yuluna hike nous propose alors une balade paisible le lendemain sur les traces de Hans Heysen, peintre australien, né allemand, célèbre pour ses aquarelles d’Eucalyptus. On comprend pourquoi l’artiste aimait cet endroit…L’ABC Range est tout aussi splendide.

Nous passerons la nuit au Trezona campground, avant de retourner vers Wilpena et son camping payant.IMG_4526

Wilpena Pound et le temps du rêve

Sur le chemin, nous croisons un couple d’Émeus et leurs petits.IMG_4538Arrivées au camping, nous sympathisons avec Mike, que nous retrouvons le soir même autour du feu.

La légende raconte…

Du moins, c’est comme ça que j’aurais voulu commencer ce paragraphe. Mais Mike parle bien d’histoire, l’histoire de son peuple Adnyamathanha. « Yura Muda » nous dit-il, le temps de la création. Cette histoire commence il y a bien longtemps, lorsque les Flinders Ranges étaient encore plats, sans collines. Yulu, le martin-pêcheur, était le leader de toutes les cérémonies, et se faisait alors attendre. Tout le monde était déjà réuni à Ikara pour la cérémonie et le peuple envoya un message à Yulu pour lui dire que s’il n’était pas de retour très vite, Walha Yura, l’homme dindon la tiendrait lui même. De peur qu’il ne la fasse pas correctement, Yulu fit un feu, prévenant le peuple Adnyamathanha, qu’il serait prompt.
Mais la fumée fut également visible par les Arkurras (serpents) qui décidèrent de suivre Yulu, jusqu’à Wilpena Pound. Ils attendirent près de Copley, se recroquevillant et formant les montagnes alentours sur leur passage. Puis continuant vers le lieu de cérémonie, ils mangèrent tout le monde. Seul Yulu et Walha Yura réussirent à s’en échapper.
Les deux serpents alors malades après avoir tant mangé s’endormirent dans un profond sommeil. Leur corps, encore visibles aujourd’hui, forment les contours du Wilpena Pound. La tête de la femelle serpent dessinant le Beatrice Hill, tandis que celle du mâle représente le St Mary Peak.

Du moins, c’est ce que j’en retiens. Il nous parle aussi d’un kangourou, mais sa langue natale s’enlaçant doucement entre les flammes, me berce tendrement. C’est que les aborigènes sont connus pour leur tradition orale, il est donc dur de retrouver la même version de l’histoire.

St Mary Peak

Le lendemain, c’est à la rencontre de ces deux serpents que nous partons, tant bien que mal après une nuit légèrement arrosée.Capture d’écran 2016-06-11 à 12.30.52Nous prenons la route directe qui mène au sommet en 3h. La grimpée est rude mais nous offre des vues splendides. Nous nous posons à Tenderra Saddle, où nous décidons qu’il n’est pas très juste de monter sur les hauteurs du St Mary Peak. Même si Mike nous a donné son accord la veille, nous nous arrêtons quelques kms avant le sommet par respect pour les croyances aborigènes. Ils n’y montent pas… nous non plus !

Nous redescendons vers le campement par la route la plus longue, faisant une boucle avec le chemin pris auparavant. Les moustiques s’en mêlent et les gouttes de pluie commencent à tomber. Après ces 21km, il était temps de rentrer !

Mike nous offre gracieusement une queue de kangourou cuite sur les braises de manière traditionnelle à notre arrivée. Il va être dur de le quitter. Après une dernière soirée au coin du feu, je m’endors paisiblement, touchée d’avoir pu goûter, le temps de quelques jours, à un autre monde.

Trois jours au Mont Remarkable

Des Grampians, nous nous dirigeons vers le Parc National du Mont Remarkable, sans passer par Adélaïde.

Nous avons opté pour le Pass Holiday à 85$, valable deux mois, qui comprend l’entrée des Parcs Nationaux d’Australie du Sud et les nuits dans certains campings. En effet, tous ne sont pas compris et il faut parfois rajouter quelques piécettes pour les destinations appréciées des touristes.

Après quelques heures de route, nous nous posons au Baroota camping, le seul du coin ayant encore un peu de réception téléphonique.Mount Remarkable MapLe lendemain nous nous aventurons sur le circuit de 18km de la « Hidden Gorge » (gorge cachée).

L’eau y est absente mais la couleur ocre de ses murs de pierre y est impressionnante. La balade est juste sublime.

Le soir, nous reposons le van au camping de la veille, tandis que le lendemain la route nous mène à Melrose à l’Est, pour grimper le Mont Remarkable.

« Son nom indique qu’il l’est et pourtant la vue en haut de son sommet de 906m était bien pâle. Des étendues de champs de couleurs différentes s’élançaient de Melrose, tandis que ma piqure d’abeille me rappelait que la nature était reine. La veille il avait fallu que je photographie un essaim caché au creux d’un tronc… »

Mount RemarkableVous l’aurez compris, cette haute colline qui a nommé le parc, ne m’a pas enchantée. Nous reprenons donc nos forces sur une aire de repos (les campings de Melrose n’étant pas compris dans le Pass) avant de terminer ce chapitre avec l’Alligator Gorge.

Nous optons pour la balade courte, « Gorge Circuit Hike » qui souligne la force de l’eau. Pas une goutte pourtant… La lumière du matin joue  simplement avec les roches, nous laissant admirer de belles couleurs jaunes orangées.

Notre aventure ici s’achève… et c’est vers un Parc National encore plus réputé que nous allons.

 

Quelques jours dans les Grampians

On m’avait parlé des Grampians il y a plus d’un an, lorsque je posais mes pieds sur le sol Australien,  à Melbourne. La route ne m’y avait pas conduite cette fois là.

En partance pour Darwin, l’étape se faisait alors évidente. La route me rappelait ma petite escapade dans les Pyrénées Australiennes avec mon couchsurfer de l’époque. Les eucalyptus étaient bien là, nous offrant une ouverture de lumière, pleine de promesses et d’aventures.IMG_4164
Après avoir passé la nuit à Halls Gap, la route nous mène aux Mckenzie Falls, puissantes et majestueuses.

Sur le chemin du retour, les points de vues s’offrent à nous et me semblent familiers. Un petit air de Blues Mountains peut-être ?IMG_4206Le deuxième jour, pensant que le soleil serait au rendez-vous, nous nous engageons sur le “Wonderland Loop”. La première partie de ces 4-5h de randonnée est belle.

Puis la vue se couvre, nous laissant affronter vent et froid.

Nous passons la nuit au camping gratuit Plantation avant de ne reprendre la route vers le sud pour gravir le Mt Sturgeon. A notre arrivée, le track est fermé, nous faisons donc demi-tour découvrant avec bonheur la Serra Range, chaîne de montagne précédemment cachée par les nuages. IMG_4240Nous retraversons le parc pour aller explorer le nord cette fois, et tombons sur une randonnée magique: la Hollow Mountain. Le changement est radical et la montée escarpée.

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Avant de ne rentrer au van, nous faisons un détour à Gulgun Manja Shelter, où des peintures aborigènes ornent les murs ocres de l’abri rocheux. Le peuple Jardwadjali y a laissé ses traces.

Notre séjour dans les Grampians s’achève et nous admirons une dernière fois le Parc National du haut du Mont Zéro.

De Lorinna à Cradle Mountain

Cradle Mountain, c’est une histoire d’amour compliquée.

On m’a plusieurs fois proposé d’y aller, mais le besoin urgent de travailler pour pouvoir prolonger mon visa était ma priorité. Les week-end où je me laissais enfin tenter, les feux de forêt ravageaient la végétation alpine et les routes menant à Cradle restaient fermées. Ce fut une triste période pour la Tasmanie qui perdaient alors des sanctuaires de faune & flore unique au monde, qui ne pourront jamais se régénérer.

Cradle, ce fut une envie folle de partir seule en sac à dos, de m’aventurer sur les chemins laissés par les wombats, d’aller me cacher au loin de toute relation humaine. Cradle, ce fut enfin la délivrance lorsque mes jours étaient comptés, que mon visa était accordé et que je quittais Hobart pour ce petit coin de paradis façon année 68, nommé Lorinna.

Une semaine de HelpX au cœur d’une communauté autosuffisante, un brin hippie mais tellement charmante. Mes hôtes m’ont déposé au départ de l’Overland Track pour que je m’aventure jusqu’au sommet de Cradle.

Dès les premiers pas, c’est l’explosion de couleur automnale.

Les Fagus s’ornent d’or orangé et je souris bêtement devant la beauté du paysage.


De Rosny Creek à Marion Lookout, ça grimpe un peu. Les 300m de dénivelé me font prendre une bouffée d’air frais et c’est cheveux aux vent que j’arrive au point de vue.

Marion Lookout - Cradle Mountain
Le soleil est au beau fixe, mais le vent se dévoile. Je me demande s’il est bien raisonnable de grimper jusqu’au sommet. Mais voyant d’autres personnes continuaient la route vers Kitchen Hut, je me lance avec l’option du demi-tour.

La vue sur Cradle Summit et Barn Bluff est magnifique.

A Kitchen Hut, le track bifurque sur la gauche pour l’ascension. La brochure de l’Overland indique: 2km pour 2-3 heures aller-retour. La montée va être sympathique 😉

Le vent est moins fort sur ce versant. Je m’y aventure donc.

Dans ma montée, je croise plein de gens m’encourageant. Ils sont tous unanimes: l’escalade des rochers menant en haut de ces 1545m en vaut la peine.

En effet…

On y aperçoit Barn Bluff, légèrement plus haut que Cradle Mountain, un des autres détours de l’Overland Track.


Le vent s’engouffre à nouveau sous mon sac… il est déjà temps de redescendre jusqu’au Marion Lookout.
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A. m’a proposé de me récupérer au Dove Lake, l’occasion pour moi de prendre un chemin différent et d’admirer une dernière fois le sommet de Cradle que je viens de quitter.

La boucle est bouclée, je m’éloigne du Parc National le cœur léger.

Freycinet, calme et volupté

Tout le monde en parle de Freycinet avec sa réputée Wineglass Bay, mais peu nous dévoile qu’un track de 3 jours permet de faire le tour du parc national.

On s’est un peu pris la tête sur le chemin du départ avec mon pote descendu de Brisbane. J’espérais secrètement remontée la côte Est en une semaine pour se rendre à la Bay of Fires. Mais finalement nous avons opté pour le Freycinet Peninsula Circuit, peu préparé.

Le départ des randonnées se trouve à la sortie de Coles Bay. Après un pique-nique agité, à échapper aux Wallabies un peu trop gourmands, c’est en direction de Hazards Beach que nous partons. Il faut compter 1h30 pour s’y rendre.

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Juste le temps de prendre quelques photos et nous continuons sur le sable pour rejoindre Cooks Beach (1h30 de randonnée), où nous passerons la nuit au camping gratuit du coin.

Les plages sont magnifiques, les couleurs irréelles et une raie nous fait même l’honneur d’une danse. La nuit tombe vite et laisse place aux curieux opossums.

IMG_3644Le lendemain, la plus grosse partie du track nous attend. De Cooks Beach à Wineglass Bay, en passant par le Mont Graham, c’est de 5 à 6h de marche qu’il faut compter. Nous prenons de la hauteur et la vue sur Wineglass Bay se dévoile.

C’est là où nous campons le soir même.

La lumière y est magique et la douche fraiche le lendemain matin. Après deux jours de randonnée, on s’offre une baignade dans ces eaux cristallines. L’air est froid, le vent se lève, la pluie nous guette. Nous parcourrons la dernière partie du circuit mouillé, avant d’aller nous réchauffer dans un café sur Coles Bay. Le camping de Friendly Beaches nous accueillera sous ce même air humide avant de reprendre la route pour Hobart, les essuie-glace aux aguets.

Freycinet, moi qui ne suis pas une grande fan de plages, je t’ai aimé dès la première foulée.

Mount Field, le parc oublié

Le parc national du Mont Field est souvent zappé par les visiteurs. Et pourtant il offre une végétation riche et des randonnées intéressantes, à seulement 1h de route de Hobart.

Tarn Shelf Circuit

Cela faisait un petit moment que je voulais explorer Mount Field National Park. Mais je repoussais toujours mes aventures, me disant que bientôt je travaillerais à côté pour la saison du houblon. J’ai fini par dire oui lorsque mon couchsurfer m’a proposé de partir camper pour un week-end. Direction Tarn Shelf.

Des étendues d’eau parsèment le chemin tandis que nos yeux s’affutent à la recherche des balises. Le temps n’est pas au beau fixe mais la randonnée plutôt chouette.

On décide de poser la tente à Tarn Shelf près d’un vieux refuge habitant quelques trésors d’antan. La nuit sera mouvementée, entre la pluie et le vent battant le nouvel achat de L.


Le lendemain les nuages sont toujours là et nous finissons la boucle en quelques heures.
Tarn Shelf - Mt Field

Mount Field East

Le week-end d’après, j’étais à nouveau dans le coin et après deux jours intenses de vendanges, je propose à une collègue de s’élancer sur le Mount Field East, un circuit de 6h. Cette fois, le soleil était présent et la balade tellement plus appréciable.

Le paysage change vite et la montée au sommet s’annonce “cayoutique”. Si vous ne vous sentez pas de jouer le cabri sur les rochers, la vue est splendide bien avant le sommet.

La fin du circuit se fait longue et le soleil se couche doucement. Le lendemain une journée de repos nous attendra avant de reprendre le boulot.

Vous l’aurez compris… Mount Field National Park, ce n’est pas seulement les Russell Falls, bien que très belles, accessibles après 20 min de marche au niveau de l’accueil. Pour le reste, il vous faudra vous garer quelques kilomètres plus haut, au second niveau du parc. Bonne randos !

Russell Falls

Maria Island, le paradis Tasman

Maria Island.

Ce nom m’évoquait déjà douceur, féminité et accent chantant. Maria, c’était cette île qui, malgré quelques jours de travail proposé, je choisissais pour passer mon 1er de l’an. Maria, c’est ce paradis bien caché dont je ne me lasse d’en recoller les facettes à moitié dévoilées. Maria c’est ce lieu de caractère qu’il me tarde d’aller retrouver.
Mais venez donc… je vous y emmène.

31 décembre – L’arrivée est atypique. Il faut laisser sa voiture à Triabunna, tandis que le ferry nous embarque pour une traversée secouée avec équipement, nourriture et autres vélos dont nous aurons besoin pour le séjour. Heureusement que l’on y reste deux jours, mon ami ayant embarqué la moitié de sa valise. A l’arrivée, de gros charriots nous permettent d’alléger nos épaules jusqu’au campement à Darlington. C’est là où nous passerons nos deux nuits.

Avec un peu de chance, la famille Wombat vous réservera un accueil aussi privilégié que le notre.

Le week-end de fin d’année étant chargé, nous n’avions pas trop eu le choix niveau ferry et nous n’avions plus que la fin de l’après-midi pour commencer à découvrir Maria Island. C’est à Painted Cliffs que je décide d’emmener R.

La lumière est magnifique et fait ressortir le rouge-orangé de ces falaises de grès. On peut s’y aventurer facilement à marée basse.

Après avoir admiré le soleil couchant, nous retournons au camp pour rencontrer deux Diables de Tasmanie. Leur cri strident nous interpellent et les deux boules de poil semblent se chamailler au creux de la nuit. Cette espèce en voie de disparition est affecté par une tumeur. Maria Island étant coupée de tout, c’est un lieu choisi pour les réintroductions. Il arrive donc quelques fois de pouvoir les croiser à l’orée de la cuisine du campement.

Diable de Tasmanie - Maria Island

Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises… Le 31 au soir, il fallait bien attendre minuit pour se fêter la bonne année. Je propose donc d’aller au bord de l’eau, sur la plage de la Darlington Bay pour admirer les étoiles. L’air est frais et les nuages semblent danser au dessus de l’Océan.

Étant partie quelques nuits plus tôt à la chasse aux aurores australes, je file récupérer mon appareil photo au camp avant de ne retourner sur le sable.
Le verdict tombe:
Aurore Australe - Maria Island
Le spectacle est magique, la nouvelle année commence et je me remets difficilement de mes émotions.

1er janvier – Après une bonne nuit de sommeil et un petit-déj avec nos copains wombat, c’est sur la randonnée Bishop and Clerk que nous nous engageons. S’étendant sur 12km aller-retour, la montée (première moitié) nous donne du fil à retordre. Il faut se l’avouer, ça grimpe sérieusement. Entre deux rochers, je rencontre un Tiger Snake, l’un des reptiles dangereux que l’on peut croiser en Tasmanie. Sa couleur d’un noir intense me laisse sans voix et je continue ma route bien devant mon coéquipier. Au sommet la vue plonge sur l’Océan.

Le retour nous semble long mais nous offre des kangourous sur champ de carte postale. Les couleurs sont belles et nous font regretter de ne pas pouvoir rester plus longtemps. Nous repartirons le lendemain sur le bateau, quittant Maria et son paradis charmant. J’y retournerais je l’espère, avec un vélo comme compère pour aller explorer le sud de l’île et camper en toute zénitude.

Quelques jours sur la Tasman Peninsula

La Péninsule de Tasman se décline en randonnée, camping, falaises, points de vue, balades en bateau et autres activités extérieures.

J’y suis allée sur deux week-ends, toutefois trop courts pour apprécier tous les aspects du coin.

Cap Hauy

La première fois avec un couchsurfer, nous nous sommes posés au camping de Fortescue Bay, avant de nous aventurer sur le Cap Hauy (à prononcer Hoy). Cette randonnée de 3-4h offre des vues plongeantes sur l’Océan. A son bout, on pourra même tenter d’apercevoir le CandleStick et le Totem Pole, deux formations rocheuses jaillissant de l’eau que les grimpeurs s’adonnent à escalader.

Cape Hauy

Cap Raoul

Après une seconde nuit au camping, c’est vers Cap Raoul que l’on se dirige. Nous passerons Port Arthur sans avoir le temps de s’y arrêter. Cet ancien centre pénitencier accueillait les forçats de l’empire britannique 1833 à 1877, qui les utilisait comme main d’œuvre.

Pour en revenir à Raoul, cette randonnée se fait sur 4-5h. Les falaises sont encore au rendez-vous et la vue s’étend sur l’Océan.

On peut même apercevoir Cap Pillar, troisième bras se jetant dans la mer. Une randonnée de « luxe » a d’ailleurs été ouverte l’an dernier permettant d’enchaîner les trois caps sur 4 jours complets. Je dis de luxe, car le prix n’est pas accessible à tout le monde: 495$. Une croisière y est incluse. Il paraît d’ailleurs que les quelques heures sur l’eau autour de la Tasman Peninsula valent le coup. Dauphins, phoques et orques pour les plus chanceux se montrent parfois sur les bords de la Péninsule.

Pause plage

Pour prendre un bain de soleil, de nombreuses plages sauvages parsèment ce bout de Tasmanie. Parapentes, surf ou baignades… A vous de choisir.

Remarkable Cave

Avant de rentrer, n’oubliez pas de faire un tour à Remarkable Cave. La vue laisse rêveur.
Remarkable Cave

Vous l’aurez compris. Pour découvrir le coin, enfilez vos chaussures de randonnée, glissez votre livre d’histoire dans le sac, prenez un casse croûte consistant et votre maillot de main :) Bonne balade.

Chez Bruny

Au sud d’Hobart, le bateau partant de Kettering nous embarque le temps d’un week-end sur une petite île que les gourmands apprécient. J’ai nommé: Bruny Island.

La traversée dure 20 min et coûte 38$ en saison (prix 2016), de quoi s’offrir une escapade à petit prix. Mais alors qu’y a-t-il chez Bruny ?

De la nature

D’Apollo Bay, point d’arrivée du bateau, on s’est d’abord dirigé au nord vers Dennes Point, pour faire une pause photo à Nebraska Beach.

Bligh Point - Bruny Island

Mais faut se l’avouer, le sud a vachement plus à offrir. On se met donc en route vers The Neck, lieu préféré des fans de selfies.

Des dégustations

Sur la route, nos papilles en prennent un coup. C’est l’heure du casse croûte ! On s’arrête à Get Shucked, pour déguster quelques huîtres. Accompagnées de pain frais et d’une bière chili-gingembre, elles sont extras !

Plus loin, une dégustation de fromage nous attend. En tant que française en voyage depuis deux ans, vous comprenez bien que l’arrêt était obligatoire 😉

Des balades

Après avoir grignoté, il est temps de s’aventurer sur les chemins de randonnées. C’est donc à The Neck que nous commençons. Léger bandeau de terre entre les deux parties de l’île, les escaliers nous offre une vue spendide.

The Neck - Bruny Island

En haut des marches, un mémorial est dédié à Truganini, une femme aborigène qui s’est éteinte en 1876. Malheureusement cet hommage cache une bien triste histoire, car cette dame serait la dernière des Aborigènes de Tasmanie.

Pour aller s’aérer l’esprit, nous décidons d’emprunter le Fluted Cape Track, à côté d’Aventure Bay, une boucle de 3h nous offrant des vues sur les falaises et la Tasman Peninsula.

Des couchers de soleil

Mais vite, la nuit commence à tomber, il nous faut arriver au campement vers Jetty Beach. Le soleil se couche sur le phare historique de Cape Bruny, le détour est magnifique.

L’atmosphère est posée.
Bruny Island, c’est rafraichissant et sympathique. On y fait aussi de belles rencontres, comme ce Wallaby blanc.

White Bennetts Wallaby - Bruny Island