Au cœur du Centre Rouge

Nous quittons Coober Pedy, pour une destination que j’attendais depuis longtemps: Uluru.

Ce caillou au milieu du désert était un peu la raison de ma venue en Australie. Également le pourquoi, j’ai prolongé mon visa d’un an… C’est l’image que j’avais de ce pays, la couleur qui l’englobait, un brin de magie et de culture aborigène.

Après des kilomètres qui ont paru une éternité, une illumination rose pâle apparaissait au milieu de désert. Le Centre Rouge n’était finalement pas si rouge et Uluru pas si orange que ça. Uluru

Les couleurs étaient changeantes et irréelles. Le vert pâle des spinifex contrastait intensément avec l’ocre de la terre, tandis que Uluru se découvrait différente selon les kilomètres.

Pour accéder au Parc National, un pass doit être acheté. Il vous coûtera 25$ par adulte, pour 3 jours.

Jour 1

On décide de passer notre première journée à explorer le Centre Culturel, qui nous offre une introduction sur la culture Anangu. On y apprend que les hommes blancs se sont appropriés l’endroit alors que Uluru et Kata Tjuta sont des lieux sacrés pour les aborigènes. Après des années de protestation, les Anangu sont redevenu propriétaires des terres et aujourd’hui, un management commun est mis en place.

On reste facilement 2h au Centre Culturel, afin de comprendre ce qu’il s’est réellement passé lorsque appareils photos et touristes ont débarqué en 1936. Incompréhension et colère me submerge et je me demande comment les aborigènes restent aujourd’hui impassible face à la horde de touriste qui débarque chaque jour et continue à grimper le rocher, sans aucun respect.

On s’en va prendre du recul à Talinguru Nyakunytjaku, qui nous offre une vue lointaine sur Uluru et Kata Tjuta. C’est aussi l’un des meilleurs spots du Parc pour admirer le lever de soleil.

Les mouches nous tiennent compagnie toute l’après-midi pendant que nous profitons des balades, offrant une jolie introduction sur la place de l’homme et la femme dans la culture aborigène.

Et ceux, jusqu’au coucher du soleil.

Jour 2

Carte UluruLe lendemain, une visite guidée gratuite nous est proposée par l’un des rangers du Parc. Rendez-vous au Mala parking à 10h (les horaires changent selon la saison). La visite est blindée, mais on parvient tant bien que mal à entendre les explications du gars, qui s’avèrent enrichissantes. On le suit jusqu’à la Kantju Gorge, le long de la Mala Walk avant se s’engager la tête pleine d’informations sur la Base Walk, une balade de 3-4h qui fait le tour d’Uluru.

Il fait chaud ce jour là.
La marche est longue et Uluru se s’avère pas si orange que ça.

Saviez-vous que le rocher était en fait du grès, qui aurait oxydé au contact de l’eau ? Sa couleur orange n’est donc qu’apparente et lorsqu’on s’approche du rocher, on découvre la supercherie.

Tout au long de la marche, on comprend ce que signifie Uluru pour le peuple Anangu. Les histoires de Dreamtime reviennent et les lieux sacrés ne peuvent être pris en photo.

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On découvre avec grande surprise que de l’eau est présente dans l’un des creux du rocher – car oui ce dernier n’est pas lisse !
Les sources du Parc tenaient une place importante pour la survie des aborigènes et des animaux. Celle de Mutitjulu est simplement paisible et magique.

Cependant, la chaleur m’étouffe et il me tarde de me poser à l’ombre. Les 10,6 km bouclés, nous nous dirigeons vers Yulara, où le camping s’offre à 10$ la nuit car rempli ce jour-là.

Le soir le coucher de soleil est décevant mais Uluru se tient toujours aussi fier comme un rock.

Jour 3

Dernier jour au cœur du Parc et c’est vers Kata Tjuta que nous nous dirigeons. Le beau temps n’est pas au rendez-vous mais nous optons malgré tout pour la randonnée « The Valley of the Winds ». Le vent est absent, mais la pluie bien présente.

Cela n’a rien enlevé à la magie du lieu. Moins de monde, plus de mystère, des dégradés de rouge et vert…

La boucle prend 4h. Kata Tjuta est aussi connu sous le nom « Monts Olgas ».

Ces derniers nous accompagnent tels de grands sages tristes de voir ce que nous avons fait de ce monde.

Kata Tjuta

Je suis complètement charmée par l’endroit et profite de partager mon émotion à travers quelques cartes postales.

Il est temps de quitter le Parc National et de jeter un dernier regard sur Uluru.

La rencontre aura été intrigante. J’aurais enfin mis un pied au cœur du Centre Rouge mais n’y aurait pas laissé mon cœur comme je l’imaginais.

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