TCQ #4 – Le woofing

Tout ce qu’on ne vous dit pas sur le woofing ! *

Je me dis toujours qu’il faut suivre son 6ème sens, surtout en voyage et parfois il m’arrive de ne pas le faire. Ce fut le cas il y a quelques jours… Voulant ne pas trop dépenser en attendant que le temps soit meilleur pour randonner sur le Kepler Track, j’ai cherché dans l’urgence un woofing. On m’a donné l’adresse de quelqu’un et malgré ma sensation que ça n’allait pas le faire, j’y suis allée. Bien sur ça n’a pas manqué !

Jusque là je n’ai eu que des expériences agréables.
La ou les personnes vous accueillent avec un grand sourire, vous offrent un thé pour vous mettre à l’aise et vous expliquent un peu comment elles voient l’échange. Car oui, le woofing est basé sur l’échange… contre quelques heures de travail, généralement 3 ou 4, on vous offre l’hébergemenent et/ou les repas. Chaque woofing est différent bien sûr, et les conditions aussi. Il faut savoir s’adapter… mais pas trop non plus.

C’est un ami qui m’avait parlé de ce concept, qu’il avait pu tester au Québec. Je m’étais dit que ce n’était pas pour moi, que je préférais bosser pour gagner des sous et non contre un service, mais finalement quand j’ai vu l’annonce de David je me suis inscrite sur HelpX. Ce site vous coûte 20 € par an, vous donne accès à plusieurs pays et les offres sont variées et ne se limitent pas à des jobs dans l’agriculture (comme Wwoof).

Ma première expérience fut donc sur un bateau. J’ai passé une semaine en compagnie d’un vieux loup de mer, sur le Yacht qu’il a construit lui même. Au coeur de la Bay of Island, je nettoyais et polissais le bateau le matin, tandis que mes après-midi étaient consacrées à des balades sur les différentes îles ou à quelques brasses dans l’Océan. Autour de délicieux repas, ce Kiwi qui a parcouru le monde, me contait ses diverses aventures… féminines.

Bay of Island

J’ai retenté quelques mois plus tard à Arthur’s Pass où Renée et Geoff devaient m’accueillir au début de l’hiver dans leur B&B. Ce dernier a pris feu une semaine avant que je ne vienne, ne donnant donc pas suite à ma demande. A la fin de l’hiver, je leur ai reproposé mon aide. Ils ont accepté et mes journées consistaient à nettoyer les meubles noircis et les petits objets qui leur tenaient à coeur. Triste histoire… J’y ai rencontré un couple adorable, à fond dans les élections néo-zélandaises à ce moment là. J’ai appris beaucoup en une semaine sur les potins du coin et la politique du pays, et ai pu admirer au coin du feu les flocons de neige d’un début de printemps.

Arthur's Pass

Puis, j’ai continué ma route à Fox Glacier, où j’ai testé un nouveau woofing dans une auberge de jeunesse. Cette fois-ci je n’étais plus la seule voyageuse, un français et une chinoise étaient là. Le matin, il fallait faire les lits, nettoyer les sanitaires et les après-midi se paufinaient en haut d’un sommet ou au pied d’un glacier.