L’Inde des sens

J’avais peur…

Peur que l’Inde me terrasse. Peur de ne plus savoir voyager. Peur de ne plus avoir l’envie. Peur de reprendre la route et de me laisser bouffer par elle. Peur. Les quelques jours qui ont précédé mon départ, j’étais au fond. Au fond du gouffre. Aucun amour propre. Aucune envie. Non pas parce que je partais en Inde, non… mais bien parce que mes 3 ans et demi de route m’avaient laissé un goût amer. Une fatigue intense. Et le fait que mon CDD reste déterminé, avait profondément anéanti mes rêves d’un foyer, d’un chez moi. Repartir alors que j’étais rentrée pour me poser et prendre soin de moi n’avait aucun sens. Et pourtant…

Un ami m’a dit: « L’inde apparaît dans la vie d’un voyageur toujours pour une raison. » J’ai souvent repensé à cette phrase au cours de mon voyage d’un mois. Et j’ai souri. Beaucoup.

L’Inde m’a pris par les sens. L’Inde m’a réveillée. Je sortais doucement d’un cauchemar dans lequel je m’étais embourbée. Les questions incessantes de mes  6 derniers mois avaient fini par me faire tourner la tête… et vous savez quand on fait le tour de soi-même un peu trop vite, on est pris de vertiges et on ne sait plus vers quelle direction aller. Il y a le cœur et la tête qui parlent. Une espèce de cacophonie géante dont il est dur de se débarrasser pour aller de l’avant. Alors j’ai baissé la tête et j’ai vogué vers un pays, que je connaissais si peu mais dont on m’avait parlé à tord et à travers si négativement.

Une arrivée tardive

Je crois que c’était l’une des premières fois où je n’avais pas l’envie de tout voir ou l’intense besoin de tout photographier. Je n’en avais pas le temps non plus. Mon regard était attiré par chaque recoin et je ne savais point où le poser.

J’étais arrivée par une nuit pluvieuse. Le vol avait été top et peu cher, mais l’attente à l’immigration m’avait déjà piqué 2h de sommeil. A la sortie de l’aéroport, je cherchais ces fameux « prepaid-taxi » ou taxis prépayés dont j’avais lu qu’ils m’éviteraient toute arnaque fortuite à mon arrivée. Le bureau à Chennai était vide et je demandais au garde à l’entrée où je pouvais trouver les personnes concernées. « Pas de taxi jusqu’au matin ma p’tite dame, tout est inondé, il pleut depuis hier soir ». 2h30 du matin et complètement explosée, je me demandais s’il ne se foutait pas déjà de ma gueule… mais il suffisait de regarder dehors pour voir qu’une cinquantaine de personnes au moins avaient décidé de faire un sitting devant l’aéroport jusqu’à ce que la pluie se calme.
Je choisissais donc de prendre mon mal en patience, en allant bien sûr vérifier à l’autre bureau des taxis prépayés, si tout ça était vrai. « Pas de taxi avant 4h madame ». Je n’avais plus le choix. M’asseoir ou me faire arnaquer par les autres chauffeurs qui eux étaient là mais que tout le monde avait décidé d’ignorer.

Je m’asseyais donc à côté d’une jeune femme seule. J’étais surement la seule blanche dans le coin. Au bout de quelques minutes, on échange un mot. Et on passe l’heure et demi suivante à parler de mariage, d’indépendance et de voyages autour d’un chai, mon premier. Celui-ci m’a offert le goût de la satisfaction… vous savez, ce sentiment d’être exactement à l’endroit où l’on devrait être.
Les 4h du mat approchant et la discussion tournant court, je décide de retenter le « pre-paid taxi ». Le prix est fixé à l’avance donc vous savez à quoi vous attendre.

Les jours suivant ont été rythmés par le décalage horaire et la pluie. Je comprenais enfin que j’étais arrivée en pleine mousson… et je profitais de quelques éclaircis pour découvrir la première étape de ce voyage: Chennai.

Ce qui m’a le plus marqué à Chennai, c’est lorsque, après une journée à marcher entre les gouttes (ou plutôt dans les flaques d’eau qui se mêlaient aux ordures et bouses sur le chemin), les senteurs des fleurs coupées à l’entrée du temple Kapaleeshwar avaient décidé de nous embaumer d’un parfum sacré. C’est une sensation difficile à décrire. Un moment où l’on se dit que vraiment, l’Inde est pleine de surprises.
D’ailleurs, il est recommandé de visiter les temples le matin ou le soir, quand l’activité est là. Je les préfère le soir… car après une longue journée, il est tellement agréable de venir se blottir contre les pierres chaudes le temps d’une pause… d’y marcher pieds nus pour y admirer les sculptures et observer d’un œil discret les locaux qui s’y retrouvent. Mon moment préféré.

En route pour Pondichéry

Le troisième jour après mon arrivée, je me décidais enfin à prendre la route, peu confiante. Un convoi de backpackers partait de l’auberge où je me trouvais pour aller à Pondichéry, en voiture de location. Je décidais de me joindre à eux, afin de faire un stop de quelques heures à Mahabalipuram

… avant de me faire déposer chez Kumsy et Santhosh près d’Auroville.
La location de voiture s’apparente à prendre un taxi. Un chauffeur nous conduit où l’on veut pour la journée… Ce moyen de transport coûte cher et enlève le charme des trajets en bus.

Les jours chez mes deux couchsurfers ont été humides. Le salon se remplissait d’eau à chaque averse bien trop forte et j’essayais de rester zen avec un livre me narrant l’histoire de ce rêve déchu qu’était devenue la ville de l’Aurore.
La chaleur et le taux d’humidité devenaient insupportables, alors je décidais enfin de sortir de mon trou pour aller happer le premier bus qui passait. J’ai vite compris que les sièges de devant étaient réservés aux femmes, et alors que mon portable me lâchait gentiment, je recevais un message de Vijay, le gars rencontré la veille chez les deux acolytes d’Auroville, qui me proposait de me récupérer à l’arrêt de bus. Sauvée in-extrémis d’une journée compliquée, il m’offrait un toit, l’achat d’un nouveau téléphone et une visite guidée de Pondy. Ce genre de rencontres qui te fait croire en l’humain.

J’ai adoré le Marché Goubert,
plein de vies, rempli de couleurs et de senteurs d’épices et fleurs coupées.

Je suis restée 5 jours ou 6 à Pondichéry. J’y ai découvert les rues un peu trop calmes du quartier français. J’y ai visité l’hôpital, pris le temps de découvrir les saveurs culinaires du Tamil Nadu et ai pris un cours de salsa. J’y ai regretté d’avoir oublié mes boules quiès lors d’un film Tamoul, ai passé une soirée sur les toits à parler de tout et de rien en admirant la lune rejoindre l’océan et à me dire que je resterais bien là-bas encore quelques semaines.

Mais mon désir d’en savoir plus sur l’Inde du Sud, d’en apprivoiser certains côtés fut plus fort et il était déjà temps se s’en aller.

Les temples du Tamil Nadu

Après Pondy, les visites des temples de Thanjavur, Trichy et Madurai s’enchaînaient.

J’ai pris le bus, me délectant des rencontres que ce moyen de transport créait. « D’où viens-tu ? » « Es-tu mariée ? » « Tu voyages seule ? » « Whaouw ». Ces femmes que je trouvais magnifiques, se montraient souvent curieuses et leurs sourires finissaient par apaiser tous les maux que je m’étais créés.

En parallèle, je me montrais ferme à l’idée de monter dans un rickshaw quand je pouvais y aller à pied et m’impressionnais toujours lorsqu’il fallait traverser une rue, encline à me faire renverser.

Il y a eu cette rencontre moins sympa, où complètement naïve je suivais ce marchand au fin fond d’une impasse sombre qui voulait absolument me présenter à sa famille, alors que les enfants dans la rue me jetaient des pierres. Le malaise n’a fait qu’augmenter lorsque enfin arrivée à destination, j’étais conviée au repas, mangeant les victuailles d’une famille pauvre. Au fond je savais qu’il n’en voulait qu’à mon argent, mais je lui ai laissé une chance de me montrer que mes préjugés n’étaient pas fondés. J’ai fini dans un hôtel croupi ce soir là, ratant le train qui devait m’emmener vers le Kerala. Conseil aux voyageurs : si vous êtes en liste d’attente, montez quand même dans le train… il y a toujours moyen de monnayer, paraît-il.

Au Kerala

J’ai donc pris le train le lendemain. J’aurais voulu aller jusqu’à la pointe méridionale de ce beau pays mais le temps commençait déjà à me manquer. Partie de Paris un 29 octobre, il fallait que je sois à Pune un mois après, pour le mariage d’un ami.

Je reprenais donc un aller Maduraï – Thiruvananthapuram, traversais la gare pour prendre le billet suivant pour Kollam (car lorsqu’on achète un billet de train le jour J, on ne vous permet que des trajets de gare en gare) et finissais enfin par arriver à destination en fin de journée. J’aurais préféré faire ce trajet de nuit, la veille, mais je vous avoue qu’à l’époque, même après avoir lu les articles bien faits des confrères blogueurs sur le sujet « le train en Inde« , j’avais encore du mal à comprendre le système. Quand j’ai demandé conseil à mon ami Indien, le futur marié, il n’avait aucune idée de comment réserver par lui même… « Passe par une agence, c’est beaucoup plus simple ». Chose que je n’ai pas faite de peur de me faire arnaquer. Le train en Inde, toute une aventure !Je ne me suis pas arrêtée à Varkala, pensant que ce n’était qu’une plage (je suis plutôt montagne) mais plus tard, beaucoup de voyageurs m’ont dit qu’ils avaient apprécié sa beauté avec ses falaises ocres. J’ai décidé de me concentrer sur Kollam et la découverte des backwaters de Munroe Island,  apparemment moins prisés que ceux d’Alleppey.

Pour profiter de la balade sur les eaux calmes, il suffit de se présenter au DTPC de Kollam le matin (qui se trouve juste en face de la gare routière au bord de l’eau). Ce jour là j’étais la seule… et ai dû payer le double. C’est qu’un mini-bus est affrété pour amener les visiteurs jusqu’aux canaux (environ une heure de route). La navigation dure de 2 à 3h… J’ai pu en tester la conduite et en apprendre un peu plus sur le coin et les épices du Kerala, avec un guide un peu trop « amoureux » de moi.
Si vous avez du temps, je vous conseille de dormir directement à Munroe Island. J’y ai vu de petites maisons en bois colorées qui donnaient envie de s’y abandonner loin du tumulte de la circulation.Un bateau relie Kollam à Alleppey sur des canaux plus larges, le temps d’une journée. Pour ceux qui veulent s’arrêter à l’ashram de Amma, il est possible de descendre en chemin. Malheureusement cette connexion ne marche pas tous les jours et j’ai donc décidé de continuer en bus jusqu’à Kochi sans m’arrêter à Alleppey. Profiter des si-célèbres « houseboats » en voyageant seule était pour moi tout simplement hors budget.

Kochi se divise en trois parties: Ernakulam (où se trouvent la gare et les épices bon marché), Kochi et Fort-Kochi , la partie la plus touristique. C’est là que j’ai posé mon sac… Je suis tombée sur un homestay en or avec des gens adorables. J’en ai profité pour aller voir un spectacle traditionnel au Centre Kathakali (touristique mais intéressant)…

… me balader vers la Synagogue et le Palais de Mattancherry en évitant la partie mercantile attrape-touristes qui se cachait derrière et préférant m’installer au bord de l’eau à admirer les pêcheurs de poissons et le système des carrelets chinois.
Le Kerala est vraiment plus touristique et relax que le Tamil Nadu. J’ai échappé aux selfies dans cet état de l’Inde, qui s’est beaucoup ouvert au tourisme ces dernières années. C’est que beaucoup d’indiens sont partis dans les pays du Golfe pour travailler et certains en reviennent, comme a pu en témoigner mon hôte, apportant un état d’esprit différent à ce coin du sud. Les drapeaux communistes sont aussi là pour nous rappeler que le Kerala a choisi un système politique différent du reste du pays. Je me souviens avoir été surprise de rencontrer autant de jeunes femmes qui travaillaient par rapport au Tamil Nadu. C’est que le taux d’alphabétisation ici est le plus haut du pays !

Mais il est difficile de comparer deux états… ce serait comme comparer deux pays. Avec des langues différentes, une culture différente et une religion pré-dominante différente… Ah, la magie de l’Inde et ses multiples facettes !

Au coeur des Ghâts Occidentaux

Quand j’ai entendu parler des Ghâts Occidentaux, j’ai l’image d’un prince richement vêtu accompagné d’un tigre qui me vient à l’esprit. Pourtant les Ghâts sont une chaîne de montagne… mais je ne me trouvais pas si loin de la vérité. Connue pour sa richesse naturelle, cette chaîne de montagne partagée entre le Kerala, le Tamil Nadu, le Marahrashtra et le Karnataka, abrite une biodiversité exceptionnelle avec beaucoup d’espèces endémiques et menacées comme les tigres du Bengale. Je n’ai pas rencontré ces derniers, ni croisé d’éléphants, de loups ou de léopards indiens… j’ai simplement pris le bus et les routes de montagnes pour Munnar ou plus exactement Vattavada chez mon couchsurfer.
Exploration des plantations de thé, découverte des fruits locaux, trempage de pieds dans une cascade et lever de soleil raté étaient au programme.

J’y ai adoré les dégradés de vert des plantations de thé et l’ambiance mystique des montagnes.

Un peu moins les nuits fraiches chez mon hôte, qui d’ailleurs accueille des woofers dans un cadre totalement exceptionnel.

Le manque de temps et de mes chaussures de rando ont fait que je ne me suis pas trop attardée dans les Ghâts Occidentaux. Il faudrait y consacrer tout un voyage, avec leur nombre incalculable de réserves et les chemins très peu explorés par l’homme… J’ai donc pris un bus de nuit pour Mysore, profitant de la route cabossée à l’arrière (un conseil: réservez les sièges de devant !)… contente d’avoir à nouveau échappé à la pluie. J’y passerai une journée en compagnie d’un américain, là depuis 3 mois pour un brin de yoga.

Hampi

Hampi, j’y arriverai en train de nuit. Je retrouvais Vijay de Pondichéry, qui avait décidé de traverser le pays la veille pour m’y rejoindre au petit jour. J’avais réservé une chambre du côté du bazaar, me permettant d’avoir rapidement accès aux différents monuments. S’installer de l’autre côté de la rivière, comme m’avait conseillé Adeline, est aussi intéressant si vous avez envie de calme, de bouquiner sur un hamac, de yoga et d’échanges avec d’autres voyageurs. Il faudra juste se montrer patient au moment de traverser la rivière… car les hommes qui s’occupent du passage attendent d’avoir l’embarcation bien remplie (vous pourrez toujours y aller à la nage).

Je me suis offerte une balade en vélo avec un guide officiel de l’office de tourisme et d’autres voyageurs. Les pédales n’étaient pas droites mais les explications riches et variées. Je vous conseille malgré la chaleur !

Levez-vous tôt un matin… Grimpez en haut du Matanga Hill avant le lever du soleil et vous aurez le spectacle le plus beau de mon voyage.

Je ne sais pas ce qui va advenir de Hampi. Les derniers hébergements du Bazaar devaient fermer leurs portes après notre départ. Nous étions les derniers clients et les indiens étaient en pourparler avec le gouvernement. Personne ne savait ce qui allait se passer et j’ai été impressionnée par le calme de tous ces habitants, ici depuis des années et parfois plus de 20 ans. Le Bazaar n’était déjà plus ce qu’il était… Classé à l’UNESCO, les monuments de Hampi se doivent d’être protégés, le tourisme contrôlé. Mais on dirait que les gens qui vivent ici n’ont pas été pris en compte dans cet héritage culturel à protéger. Le dynamisme du bazaar a été oublié… Hampi va-t-elle devenir une ville-musée ?

Goa et le Maharashtra

Après la zénitude de Hampi, je me retrouve deux jours à Goa après avoir pris un bus de nuit. Le couchsurfer qui m’accueille habite Arambol et j’en profite pour passer la journée dans un café surplombant la mer. Se faire happer toutes les deux secondes par les rabatteurs sur la plage me fait fuir le nord de cet ancien état portugais, et à défaut d’aimer me bourrer la gueule avec les Russes qui y ont élu domicile, je retourne sur Panjim, bien plus calme et culturelle.
Apparemment, Gokarna serait aujourd’hui « the place to be » si vous souhaitez retrouver l’ancien charme hippie de Goa.

Ce mois en Inde approche de sa fin. Il est temps de partir pour Pune retrouver mon ami pour son mariage, qu’il a choisi simple. Trois jours à retrouver de vieilles connaissances et en apprendre un peu plus sur les traditions indiennes.

Mumbai était la dernière étape de mon voyage. J’ai passé une journée à me balader dans son centre, n’ai pas visité l’un de ses bidonvilles, ne sachant pas quoi penser sur le sujet. J’y ai dégusté mes derniers samosas malgré mon estomac en vrac. J’y ai pris mes derniers chai me laissant un goût de « je reviendrais ».

L’Inde est ce pays que l’on aimerait dessiner mais dont les aquarelles n’auraient pas assez de nuances pour en refléter la réalité.
L’Inde est ce pays dont les odeurs marquent les sens. Un brin de cumin dans votre plat et c’est vers ce pays que vogueront vos pensées. Tant de choses à dire, tant de choses à décrire… et pourtant cet exercice est l’un des plus périlleux.
L’Inde vous prend par les sens… L’Inde surprend.

L’Inde se vit tout simplement.

6 Comments on “L’Inde des sens

  1. J’ai adoré, merci de m’avoir fait voyager et ouvrir un peu les sens, à distance 🙂

    Tu as utilisé le terme « peur » 7 ou 8 fois. Et pourtant, tu as fait plus en quelques jours dans ce voyage que certaines personnes font dans toute une vie. C’est là la mesure de ton courage, malgré des temps difficiles, et c’est ça le plus beau selon moi. Hâte de te revoir 😉

    • Merci d’être passé et d’avoir laissé, une fois de plus, ta trace. On se revoit autour d’un chaï ? 🙂

  2. Avoir le « sentiment sentiment d’être exactement à l’endroit où l’on devrait être » 2 heures après avoir atterri à Chennai, sincèrement, si ça, c’est pas de l’adaptation culturelle express, je ne sais pas ce que c’est !
    Je me souviens assez bien de mon « 2 h après être arrivé en Inde », je me demandais bien où j’étais arrivé, mais n’avait pas encore tout à fait réalisé que c’était au bon endroit 😀
    Dire que je ne suis jamais allé à Munnar. J’étais passé pas très loin à Kodaikanal, mais en pleine mousson, c’était le déluge, un peu frais, et on n’y voyait rien. Mais tu me donnes envie de retourner par là.
    Donc si j’ai bien compris, ce premier voyage en Inde n’était qu’une mise en bouche 🙂
    Merci pour le lien vers mon blog Lucie !

    • Il m’a fallu un peu plus de temps que ça pour m’adapter à l’Inde 😉 Mais ce chai, ce chai… et le sentiment de zénitude qu’il m’a apporté, je m’en souviendrais !

      Munnar en elle-même ne m’a pas transporté, mais si tu t’éloignes un peu de l’agitation touristique, tu te retrouves au calme avec des collines splendides à perte de vue. J’ai tellement envie d’aller explorer les Ghâts Occidentaux, munie de mes chaussures de rando… mais pour se faire il faudrait une jeep et un guide j’imagine. A Vattavada même, il faisait froid et les rayons du soleil étaient rares (3-4 jours, cela reste court).

      Vivement que je lise ton article à ce sujet alors. Car tu restes un peu LA référence sur ce beau pays… et oui, j’y reviendrais 🙂

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